Perspectives chinoises 2016/3

DOSSIER

Politique chinoise dans les mers de Chine

Souveraineté, sécurité et coopération

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Perspectives chinoises 2016/3

Hommage

In memoriam : Joël Thoraval (1950-2016) Page 3

Sébastien Billioud

Dossier

Éditorial Page 5

Sébastien Colin

La politique chinoise en mer de Chine orientale : le rôle des négociations d’un mécanisme de gestion de crise avec le Japon (2008-2015) Page 13

Mathieu Duchâtel

RÉSUMÉ : Cet article est consacré à l’analyse de la stratégie chinoise dans l’établissement d’un mécanisme de gestion de crise avec le Japon en mer de Chine orientale, depuis le début des négociations en 2008 jusqu’à l’impasse à laquelle elles ont abouti en 2015. La position de la Chine a évolué durant cette période : à la réticence initiale ont succédé le refus de poursuivre le dialogue puis l’acceptation de sa reprise, reprise dont les conditions exprimaient des exigences tellement élevées en matière de gains relatifs de souveraineté que les négociations ont finalement échoué. Cet article soutient qu’en dépit de l’augmentation des risques d’incidents maritimes en Asie orientale, la socialisation de la Chine aux normes de construction de confiance dans le domaine de la sécurité progresse lentement, eu égard au fait que la communauté d’experts en stratégie de la RPC rejette traditionnellement ces normes. Il est possible d’en conclure que la Chine instrumentalise les négociations de gestion de crise et recherche des gains de politique extérieure liés à la souveraineté et à l’équilibre des puissances plutôt que comme un outil dédié exclusivement à construire la sécurité et la stabilité en cristallisant un statu quo préexistant.
MOTS-CLÉS : Mer de Chine orientale, Diaoyu, Senkaku, gestion de crise, sécurité maritime, mesure de construction de la confiance.

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Les stratégies des acteurs maritimes chinois en mer de Chine du Sud : un plan concerté sous la présidence de Xi Jinping ? Page 23

Shinji Yamaguchi

RÉSUMÉ : Cet article a pour ambition de présenter la coordination des différents acteurs maritimes chinois en mer de Chine du Sud. Depuis environ 2009, la Chine a intensifié ses revendications territoriales maritimes dans cet espace et a pris des mesures coercitives, au rang desquelles figurent le harcèlement des navires étrangers et l’usage d’outils administratifs dans le but d’étendre son contrôle effectif sur des îles contestées. Une question importante qui se pose est de savoir si la tactique chinoise repose sur un plan concerté ou bien si elle est la conséquence involontaire de la concurrence entre les divers acteurs concernés et de la défense de leurs intérêts particuliers. Cet article montre premièrement qu’il y a de plus en plus de coordination organisationnelle entre ces acteurs, deuxièmement que l’Armée populaire de libération (APL) a un rôle de premier plan dans la conduite des opérations, et enfin qu’il semble s’agir d’une tendance à long terme. L’article conclut que les aspirations à long terme convergent désormais au sein de plans plus concrets sous la présidence de Xi Jinping.
MOTS-CLÉS : Chine, Xi Jinping, mer de Chine du Sud, revendication territoriale, conflit maritime, forage pétrolier, APL, Milice maritime.

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Délimitation maritime et coopération sino-vietnamienne dans le golfe du Tonkin (1994-2016) Page 33

Benoît de Tréglodé

RÉSUMÉ : Depuis le rapprochement sino-vietnamien en 1991, Pékin et Hanoi ont toujours essayé de compartimenter leurs différends territoriaux. Le regain de tensions en mer de Chine du Sud depuis 2011 n’a ainsi que partiellement affecté leur partenariat bilatéral, les deux pays continuant à respecter les accords du golfe du Tonkin signés en décembre 2000, lesquels établissent dans les eaux du golfe leur première frontière maritime ainsi que des coopérations en matière de pêche, d’exploration des hydrocarbures et de sécurité maritime. Cet article se propose de tirer un premier bilan des 16 premières années de coopérations sino-vietnamiennes dans le golfe du Tonkin avant d’explorer l’ouverture que pourrait représenter les négociations actuelles entre les deux États dans l’embouchure du golfe, au large de l’archipel des Paracels.
MOTS-CLÉS : relations sino-vietnamiennes, golfe du Tonkin, coopération maritime, diplomatie du pourtour, politiques de défense et maritime de la République Socialiste du Viêt Nam, zone de pêche conjointe, zone d’exploration et de développement conjointe, embouchure du golfe du Tonkin.

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Au-delà des mers de Chine : la Chine deviendra-t-elle une « puissance maritime » mondiale ? Page 43

Alexandre Sheldon-Duplaix

RÉSUMÉ : En mai 2015, le Bureau de l’information du Conseil des Affaires d’État publie un nouveau livre blanc sur la stratégie militaire chinoise affirmant que « les intérêts étrangers [sont devenus] une question pressante ». En conséquence, la Chine déploie ses efforts pour devenir une « puissance maritime », principalement dans la région indo-pacifique pour dissuader une intervention américaine à Taiwan et protéger ses activités commerciales dans l’océan Indien. La Chine acquiert un porte-avions de taille moyenne dix fois moins puissant que les super porte-avions américains et apprend son emploi aussi rapidement que la Russie, plus expérimentée et moins riche, durant les années 1990. Source de fierté pour ses citoyens, le programme de porte-avions chinois fait le jeu du Parti communiste en démontrant sa légitimité et sa réussite. Pour autant, la Chine ne cherche pas à remettre en cause la supériorité maritime des États-Unis au-delà de son espace immédiat. Affichant l’objectif de se doter à terme de quatre ou cinq porte-avions, la Chine restera une marine régionale à capacité d’action mondiale dépassant l’Inde, le Royaume-Uni et la France dans cette catégorie.
MOTS-CLÉS : Marine chinoise, puissance maritime, intérêts étrangers, base militaire à l’étranger, « route maritime de la soie du XXIe siècle », stratégie du « collier de perles ».

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Articles

L’entrepreneuriat social dans le secteur non lucratif en Chine : le cas de la participation innovante de la société civile dans l’effort de reconstruction qui suivit le tremblement de terre de Wenchuan Page 55

Xiaomin Yu

RÉSUMÉ : Ces dernières années, les organisations issues de la société civile se sont de plus en plus tournées vers des approches innovantes et entrepreneuriales pour être plus à même de remplir leurs missions sociales. Comment peut-on distinguer les organisations à but non lucratif qui s’engagent dans des activités entrepreneuriales, des organisations à but non lucratif traditionnelles ? L’émergence de l’entrepreneuriat social dans le secteur non lucratif chinois créera-t-il de nouvelles opportunités pour les organisations sociales locales dont le développement est depuis longtemps freiné par des obstacles financiers et institutionnels ? Cet article tente d’apporter des réponses à ces questions en s’appuyant sur le cas d’une initiative typique d’entrepreneuriat social lancée dans le cadre de l’effort de reconstruction mené après le tremblement de terre de Wenchuan en 2008. Les résultats de notre enquête montrent qu’à bien des égards les entreprises sociales à but non lucratif participent à la reconstruction post-catastrophe d’une manière plus innovante que les organisations traditionnelles. Néanmoins, elles devront encore surmonter bien des défis organisationnels et contextuels avant de devenir un véritable remède aux difficultés qui enrayent le développement des organisations sociales locales en Chine.
MOTS-CLÉS : société civile, organisations à but non lucratif, bénévolat, entrepreunariat social, innovation sociale.

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Actualités

L’essor du « localisme » à Hong Kong : une nouvelle voie pour le mouvement démocratique ? Page 65

Ying-ho Kwong

Comptes-rendus de lecture

Comptes-rendus de lecture (PDF) Page 71

Séverine ArsèneSébastien ColinEric FlorenceAmandine PéronnetJustine Rochot

Guobin Yang (éd.), China’s Contested Internet Page 72

Séverine Arsène

Bill Hayton, The South China Sea: The Struggle for Power in Asia Page 73

Sébastien Colin

Arianne Gaetano, Out to Work: Migration, Gender and the Changing Lives of Rural Women in Contemporary China Page 75

Eric Florence

Chün-fang Yü, Passing the Light: The Incense Light Community and Buddhist Nuns in Contemporary Taiwan Page 77

Amandine Péronnet

Katherine A. Mason, Infectious Change: Reinventing Chinese Public Health After an Epidemic Page 78

Justine Rochot

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