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Perspectives chinoises 2009/4![]() Sommaire •Dossier p.4
Cet article étudie à la fois le renouveau d’organisations et de pratiques religieuses en Chine et ce que l’on pourrait appeler une « sortie de la religion » caractérisée par la perte de tout socle religieux soudant le lien social et par une instrumentalisation des pratiques et des discours religieux. Il défend l’idée suivant laquelle la prise en compte de ce double phénomène de « renouveau » et de « sortie » facilite non seulement notre compréhension de la sphère religieuse et de ses évolutions, mais aussi celle de la configuration sociopolitique dans laquelle le pays est engagé. Le texte de cet article n'est accessible qu'aux abonnés à Perspectives chinoises.
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Cet article est une étude de l’évolution de l’institutionnalisation de la religion en République populaire de Chine de 1979 à 2009, et de ses effets sur la structuration du champ religieux chinois. Un discours normatif sur la religion est constitué par un réseau de dirigeants du Parti, de cadres, d’universitaires et de chefs religieux. Les institutions religieuses officielles sont devenues des hybrides de culture religieuse avec l’habitus institutionnel des unités de travail ( danwei) dans l’économie socialiste de marché. En même temps, une grande diversité de pratiques religieuses ont trouvé une légitimité sous le couvert de catégories laïques telles que la santé, la science, la culture, le tourisme, ou le patrimoine. Les autorités des affaires religieuses commencent à reconnaître l’existence de cette sphère religieuse en expansion, et d’accorder une légitimité discursive aux catégories jadis stigmatisées ou ignorées de la religion populaire et des nouvelles religions. Mais elles hésitent toujours à proposer un changement explicite de politique. Le texte de cet article n'est accessible qu'aux abonnés à Perspectives chinoises.
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Depuis 1980, le renouveau des temples taoïstes en milieu urbain, avec ou sans clergé en résidence, s’effectue dans deux directions divergentes. D’une part, les temples « officiels » gérés par l’Association taoïste se donnent comme vitrine d’un taoïsme moderne et proposent des services religieux aux individus ; de l’autre, des temples communautaires refondent une vie religieuse des quartiers, souvent en périphérie des villes. L’article explore les rapports complexes entre ces divers types de temples, les groupes dévots qui les visitent, et le clergé taoïste. Le texte de cet article n'est accessible qu'aux abonnés à Perspectives chinoises.
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Cet article explore les liens entre religion, genre et vieillesse dans la Chine contemporaine à travers l’étude d’un groupe de femmes âgées han en milieu rural et de leur temple communautaire dans le nord-ouest du Sichuan. Dépourvues de ressources monacales ou d’une autorité charismatique, ces femmes âgées ont transformé ce temple en un espace rituel sexué qui leur procure, ainsi qu’à leurs familles, sociabilité, confort spirituel et capital moral. Ni victimes de superstitions féodales, ni obstacles à la modernisation, elles représentent une force de transformation dynamique dans la Chine rurale contemporaine. Le texte de cet article n'est accessible qu'aux abonnés à Perspectives chinoises.
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Cet article aborde la question de l’évolution du protestantisme dans la Chine urbaine contemporaine à travers l’étude du discours chrétien sur le suzhi (“niveau” ou “qualité” des croyants), notion qui recouvre à la fois des dimensions culturelle, sociale, éducative et morale. Il s’agira de montrer, en mettant en regard la notion de suzhiet la formation de l’identité et du sujet dans la communauté protestante chinoise, que la dévotion des protestants aujourd’hui ne s’explique pas d’abord par la recherche de spiritualité dans un système politique caractérisé par le pouvoir de l'État. Elle est aussi et surtout motivée par un désir et des pratiques liés à la construction de soi chez des individus imprégnés de valeurs néolibérales et évoluant dans un contexte de développement rapide de l’économie de marché. On montrera également que le protestantisme chinois a connu une augmentation de ses effectifs, mais qu’il s’est aussi transformé, ce qui contredit les représentations unidimensionnelles de la religiosité chrétienne à l’ère postmaoïste. Le texte de cet article n'est accessible qu'aux abonnés à Perspectives chinoises.
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La multiplicité des initiatives se réclamant aujourd’hui en Chine du « confucianisme » exige une attention particulière à la diversité des dispositifs concrets de leur mise en oeuvre. Dans cette étude de cas, on analyse la formation et le fonctionnement d’un établissement d’un genre inédit : initié depuis trois ans dans un bourg de l’Anhui par un bouddhiste taïwanais, et pourtant fortement imprégné de traditionalisme confucianiste, ce « Centre d’éducation culturelle » invente, entre contrôle politique et prosélytisme moral, une nouvelle forme de gouvernementalité qui pourrait faire école. Le texte de cet article n'est accessible qu'aux abonnés à Perspectives chinoises.
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Sébastien Billioud • Joël Thoraval Cet article entend soulever la question des relations entre les dimensions religieuse et politique du « renouveau confucéen » en Chine contemporaine. Il centre son examen sur le rituel et, plus précisément, sur les cérémonies en l’honneur de Confucius qui ont lieu chaque année à la fin du mois de septembre dans la ville de Qufu (province du Shandong). Après une mise en perspective de la longue histoire de ce culte, il présente une description très factuelle des manifestations du « Festival Confucius » de septembre 2007 afin d’en restituer les multiples dimensions. C’est à partir de ce tableau que peuvent être analysés les multiples usages faits aujourd’hui de la figure du Sage. Plus largement, la question qui se trouve ici posée est celle de la possibilité d’un nouveau ritualisme postmaoïste, dans un espace où s’opposent et s’accordent à la fois un État soucieux d’une nouvelle légitimité et un ensemble de mouvements plus ou moins autonomes, se réclamant d’un « confucianisme populaire » ( minjian rujia). p.109
Cet article analyse le parcours académique et intellectuel de Kang Xiaoguang, éminent défenseur du confucianisme et de son instauration comme religion d’État en Chine. Il démontre que le plaidoyer de Kang est ancré dans une vision utilitaire de la religion, et dans un désir pragmatique d’encourager le développement de relations saines entre l’Étatet la société dans la Chine du XXIe siècle. Le texte de cet article n'est accessible qu'aux abonnés à Perspectives chinoises.
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Candice Tran Dai • Hubert Kilian Le texte de cet article n'est accessible qu'aux abonnés à Perspectives chinoises.
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p.148 p.155 |
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