L'agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (AERES) a référencé Perspectives chinoises dans ses classements de revue en Science Politique et en Sociologie/Démographie pour l'année 2010.

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2009 Previous Seminars

Les élections régionales taiwanaises de décembre 2009 : résultats et analyses

Fiorella Allio et Frank Muyard
Fiorella Allio, Chargée de recherche, CNRS/IRSEA
Frank Muyard, Chercheur associé, Antenne de Taipei du CEFC

11 décembre 2009, 14:30
Salle B-202, Research Center for Humanities and Social Sciences, Academia Sinica

Les 16èmes élections régionales pour le choix des chefs et assemblés de comtés et de municipalités taiwanaises ont lieu le 5 décembre 2009. Elles se tiennent concurremment aux élections locales pour les chefs de cantons, de bourgs et de villes de rang de ville de comté dans un format « trois-en-un » inauguré en 2005. Le scrutin se caractérise cette année par un corps électoral réduit à la suite de la décision en juillet 2009 de fusionner et d’élever un certain nombre de comtés et de villes au rang de municipalités spéciales (ville et comté de Taichung ; ville et comté de Tainan ; comté de Taipei) dont les élections se tiendront avec celles de Taipei et de Kaohsiung (également fusionnée avec son comté) en décembre 2010.
Les 17 villes et comtés restants en compétition, dont 14 tenus par le Kuomintang (KMT) et ses alliés, représentent seulement 40% de la population totale de Taiwan. Ces élections servent toutefois de baromètre politique important à plusieurs niveaux. Ce sont d’abord des élections très locales qui permettent de jauger l’équilibre des forces entre notables et réseaux locaux, associés de longue date ou de circonstances avec le KMT ou le Parti Démocrate Progressiste (PDP). La campagne électorale et le scrutin apportent aussi un éclairage sur les rapports de force locaux entre les deux partis et leurs capacités de mobilisation, d’attraction et de ratissage des votes. Enfin, ce sont les premières élections d’envergure depuis l’arrivée au pouvoir de Ma Ying-jeou et de la nouvelle administration KMT en mai 2008. A ce titre, elles représentent un test pour le gouvernement comme pour l’opposition alors que la popularité du président Ma et de son parti continue de baisser et que le contenu comme la forme de son action politique (relance économique, gestion des crises, relations avec la Chine, neutralité de l’administration, respect du Parlement etc.) suscitent des critiques grandissantes au sein de l’électorat. Parallèlement à l’analyse des résultats et de leur portée sur l’évolution politique taiwanaise, on se penchera sur les spécificités locales du scrutin, l’importance de l’ancrage sur le terrain des candidats et l’impact de la désunion du KMT dans certains comtés entraînant l’émergence de puissants candidats indépendants.

 


 

FROM ONE RELIGION TO ANOTHER. 'OLD WINE INTO NEW WINESKINS'

Josiane CAUQUELIN
Associate researcher, CNRS

27 November 2009, 14:30
Room B-202, Research Center for Humanities and Social Sciences, Academia Sinica

This presentation will focus on the re-use in Catholic Mass of words and prosody originally employed in rituals accomplished by the traditional religious practitioners. This passage from one religion to the other was done without any collision thanks to Takamoñi, a converted Puyuma to Catholicism, but still remains deeply rooted in his society. His interest in the two religions gives him a personal prestige and respect that he might not have achieved if he had remained only rooted in the traditional society.

 


 

Séminaire CEFC Taipei - EFEO Taipei

Filmer Taiwan (1907-1970)
d’une colonie japonaise modèle à une République de Chine idéale ?

Wafa GHERMANI
Doctorante en Etudes cinématographiques et audiovisuelles,
Université de Paris III et Lyon III, boursière de l’EFEO

5 novembre 2009, 14:30
Salle B-202, Research Center for Humanities and Social Sciences, Academia Sinica

En France, le cinéma taiwanais est reconnu depuis les années 1980 grâce à sa « nouvelle vague », perçue comme une rupture avec le cinéma commercial et les films de propagande qui avaient dominé jusqu’alors. Mais comment comprendre cette rupture sans avoir évalué ce qui l’a précédé ? Il est de plus malaisé d’arrêter une définition d’un cinéma national pour un territoire qui a changé de nationalité plusieurs fois. En premier lieu, nous présenterons les enjeux de définition de ce cinéma depuis les années 1960 : convient-il de le qualifier de « régional », « national », « chinois », « taiwanais » ? Nous reviendrons également sur la situation des archives et la difficulté des recherches sur un médium finalement méprisé. Puis nous verrons, à travers quelques extraits, la représentation du territoire taiwanais sur une période allant de 1907 aux années 1970, depuis le premier documentaire tourné à Taiwan jusqu’à « l’âge d’or du cinéma » de l’île. Après avoir été une colonie japonaise modèle et moderne, Taiwan devient dans les premières années du gouvernement du KMT une nouvelle frontière et un territoire à conquérir, pour finalement, à la fin des années 1950 et surtout dans les années 1960, s’affirmer comme une République de Chine idéale dans les films dits de « réalisme sain ». Mais au-delà de la présentation d’une campagne enthousiaste et en plein développement, les films tournés en zones urbaines offrent une vision plus sombre et plus inquiétante d’une modernité destructrice et d’un espace claustrophobe.

Enregistrement audio

 


 

CEFC Taipei Lunch Talk

" SEISMIC RISK, LOCAL INFORMATION AND POLICY DILEMMAS "

Stéphane CARTIER
Research Fellow, CNRS, LGIT, Grenoble

30 September 2009, 12:00
Room B202, Research Center for Humanities and Social Sciences, Academia Sinica

The presentation will focus on the management of seismic dilemmas in the mountain of French Alps. We will analyze the evolution of buildings, urbanism and land use rules in this area, compare to other countries like Algeria. Our goal is to understand how local stakeholders deal with safety, investment and liability. We have noted that the definition of local criteria challenges the universal standards and also French regulation. Seismic safety needs sharing of information and coordination between the stakeholders of urbanism. Also the solidity of buildings depends firstly on the quality of data provided by builders, secondly on the trust in public capacity to rule buildings technology and to verify the application of anti-seismic standards. Those standards combine territorial zoning and professional skill selection. Any mistake or non-compliance of those rules shall be sanctioned by public authorities, as the capacity to control offers safety for investments. Progress in engineering helps to adapt building technologies to local constraints, but public rules and economical interests need also to follow technical opportunities. We look forward to opening the discussion for comparisons with the situation in Taiwan.

Dr. Stéphane CARTIER's paper
"Policy Dilemmas: The use of local information to reduce seismic vulnerability"

Audio recording

 


 

" La construction d’une nouvelle nation sur la base de la localité à Taiwan dans les années 1990 "

CHEN Jui-hua
Maître de conférence, Graduate Institute of Sociology, National Tsing-Hua University, Hsinchu, Taiwan

26 juin 2009, 14:30
Salle B202, Research Center for Humanities and Social Sciences, Academia Sinica

Les expériences historiques de construction des Etat-nations ont souvent été liées à la répression des cultures et forces locales au profit de l’établissement d’une culture nationale et de la suprématie du pouvoir central, dans une opposition entre, d’une part, la localité et le traditionnel et, d’autre part, le national et le moderne.
Dans le cas du Taiwan des années 1990, nous constatons toutefois que le projet de construction d’une nouvelle nation a été mis en œuvre à travers la promotion de la culture locale, du renforcement des communautés locales et de la reconstruction de la société locale. Comment cette construction de la nation est-elle possible ? Quelle est la logique de cette construction ? Comment, dans ce processus, l’expérience historique particulière de Taiwan s’imbrique-t-elle avec les effets du déploiement de la modernité ? Comment la construction de la communauté au niveau national et celle au niveau local s’imbriquent-elles l’une dans l’autre ? A travers une étude sur la « redécouverte de la localité » à Taiwan dans les années 1990, cette intervention a pour objectif de dessiner une métamorphose contemporaine de la relation entre l’État-nation et la société locale.

  Enregistrement audio

 


 

" L’assimilation ethnique et le pluralisme linguistique à Taiwan – Comparaison avec Singapour "

TSAI Fang-Fei
Docteur en sociologie, Université de Provence (Aix-Marseille I)

22 mai 2009, 14:30
Salle B202, Research Center for Humanities and Social Sciences, Academia Sinica

Après la deuxième guerre mondiale, l’installation du pouvoir du Kuomintang (KMT) à Taiwan a mis fin à 50 ans de colonisation japonaise. Au niveau linguistique, l’arrivée du KMT s’est traduite par l’imposition du chinois mandarin comme nouvelle langue nationale, officielle et administrative, en lieu et place du japonais. La population taiwanaise qui, à part le japonais appris à l’école, parlait à l’époque essentiellement le taiwanais (taiyu) et le hakka, a du se mettre à l’apprentissage d’une nouvelle langue écrite et communicationnelle. L’exil de 1,5 à 2 millions de Chinois continentaux fuyant la défaite du KMT dans la guerre civile chinoise en 1949 et venant de toutes les régions de la Chine a complexifié davantage la situation ethno-linguistique de l’île tout en renforçant l’opposition entre les locuteurs des langues taiwanaises vernaculaires et ceux de la langue chinoise officielle.
Sous le régime autoritaire du KMT (1945-1987) et de ses politiques de sinisation de Taiwan, la langue et la culture sont devenues les bases de la division entre groupes ethniques, engendrant conflits et inégalités. L’analyse des questions ethniques et linguistiques est donc indispensable à la compréhension du problème de l’identité nationale taiwanaise. Pour l’éclairer, ma recherche propose une comparaison avec Singapour, un autre cas de société pluriethnique et multiculturelle moderne en Asie du sud-est. Dans ce séminaire, nous aborderons d’abord la situation générale des deux cas taiwanais et singapourien, pour ensuite mettre en relief les différences qui les caractérisent du point de vue de l’assimilation ethnique et du pluralisme linguistique.

  Enregistrement audio

 


 

CEFC Taipei & EFEO Taipei Seminar

" Dutch Formosa in Perspective "

Ann Heylen
Associate Professor, Graduate Institute of Taiwan Culture, Languages and Literature, National Taiwan Normal University

10 April 2009, 14:30
Room B-202, Research Center for Humanities and Social Sciences, Academia Sinica, Taipei

Since the 1990s, Taiwan has experienced a resurgence of interest in 17th Century Dutch Formosa. In particular, the two successive Chen administrations sponsored between 2000 and 2008 a series of cultural and public policies promoting exhibitions, commemorations and historical research aimed at setting this historical experience in a contemporary perspective. My presentation is a discussion of how we can understand public interest in the historical revisitation of 17th century Dutch presence and rule in Taiwan. First, I will give a brief overview of the history of Dutch Formosa (1624-1662) from its initial colonization by the Dutch to its ‘liberation’ by the mythical Chinese ‘freedom fighter’ Koxinga (Cheng Ch’eng-kung). We will then focus on the place of Dutch Formosa in Taiwan’s political ideologies. What are its distinctive characteristics? What has made it appealing to particular images of ‘Taiwaneseness’? Finally, I will conclude with some speculations on what the Dutch legacy means for the current administration of President Ma Ying-jeou.

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CEFC Taipei & EFEO Taipei Seminar

"From 'Overseas Chinese' to 'Overseas Taiwanese': Questions of Identity and Belonging in the Cyberspace"

Jens Damm
Assistant Professor, Institute of East Asian Studies, Freie Universität, Berlin

20 March 2009, 14:30
Room 701, Research Building, Institute of History and Philology, Academia Sinica

The Internet is exerting a great influence on questions of "Chinese and Taiwanese" identity formation. Two seemingly contradictory trends have been described in more recent literature on that topic: the first emphasizes the re-emergence of strong links between, in particular, the so-called new migrants in the diaspora and the PRC, which is leading to the re-building of a strong China-centered global nationalistic diaspora, while Taiwanese nationalism is also creating its own version of Taiwanese cyber nationalism. The second trend involves claims that the Internet is helping to foster a global, postmodern and hybrid diaspora, which is leading to an identity formation beyond nationalist and nostalgic yearnings and beyond an ethnic and culturally narrowly defined Chinese/Taiwanese identity. The aim of this paper is to establish whether these trends are not better described as signifiers of an increasingly fragmented globalized world, in which a global, postmodern, and hybrid diasporic "Chinese" identity has emerged (with the help of the new communication technologies), so that the new and the old "Chinese diaspora" is now constantly building links with the various "Chinese homelands" and overcoming essentialist and nationalistic forms of identities. This paper builds on an analysis of already existing research and also on observations within the Chinese/Taiwanese diasporic web space, including the Web 2.0.

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" L'affaire de la dioxine à Anshun (Tainan) et autres cas de pollution industrielle à Taiwan "

Paul Jobin
Maître de Conférences, Université Paris Diderot, Chercheur, CEFC Taipei

20 février 2009, 14:30
Salle B202, Research Center for Humanities and Social Sciences, Academia Sinica

Les sociétés industrielles sont caractérisées par des problèmes dits de « santé publique » dont la compréhension et la résolution ne peuvent se contenter des modèles classiques de prévention des épidémies. A la différence du choléra, la lèpre ou le typhus, les dégâts causés par l’amiante, la dioxine ou la mélamine sont « de main d’homme ».
La situation de Taiwan est à cet égard très instructive : comme le Japon et la Corée, et avant la Chine, l’île a connu un développement industriel foudroyant qui a engendré de nombreux cas de pollution industrielle avec de graves effets sur la santé des ouvriers comme des riverains. Parmi ceux-ci, l’affaire de la dioxine d’Anshun, à Tainan, où en 2002 autour d’une ancienne usine chimique et à quelques centaines de mètres du temple Lu’er-men, l’un des plus anciens de l’île, ont été relevées les concentrations de dioxine les plus élevées au monde.
L’exposé sera centré sur cette affaire emblématique. Nous verrons comment les habitants ont obtenu de la mairie la mise en place d’un système d’indemnisation et pourquoi, néanmoins, ils ont engagé des procès contre celle-ci, l’entreprise et l’Etat. Nous ferons aussi des comparaisons avec le problème de l’amiante et du nucléaire, ainsi que la lutte menée par les victimes de l’ancienne usine électronique RCA à Taoyuan, le cas le plus médiatisé à Taiwan de maladies industrielles (un millier de personnes atteintes de cancers).
A travers ces cas, nous discuterons de l’apport des sciences sociales (sociologie, géographie, etc.) dans la compréhension et la prévention des « risques » industriels.

 


 

" Femmes et espace social à Taiwan : un état de la question "

Valérie Mespoulet
Doctorante, Université de Provence (Aix-Marseille I) - IRSEA

9 janvier 2009, 14:30
Salle B202, Research Center for Humanities and Social Sciences, Academia Sinica

Les relations entre les sexes à Taiwan ont connu ces trente dernières années des évolutions majeures qui ont accompagné l’ouverture, le développement économique et la démocratisation du pays. Aujourd’hui Taiwan possède des lois très précises régissant l’égalité des genres, lois qui pour la plupart ont été votées au cours de ces quinze dernières années. Il reste toutefois à mieux cerner et s’interroger sur la façon dont les femmes taiwanaises se définissent, se situent et se positionnent cette société contemporaine après les changements de fond qui l’ont marquée.
Pour cela, nous avons entrepris un « état de la question » à partir d’une enquête basée sur des questionnaires et des interviews que nous présenterons dans cet exposé. Dans un premier temps nous rappellerons le statut des femmes taiwanaises au sein de la société taiwanaise traditionnelle, en nous appuyant notamment sur le travail d’Annette Lu Hsiu-lien et son ouvrage New Feminism. Puis nous analyserons comment et pourquoi les récentes lois pour l’égalité entre les sexes ont été votées, sous la pression des mouvements féministes taiwanais, dont « Awakening », et de la politique de « mainstream » de l’UNESCO, ainsi que les problèmes de leur mise en oeuvre.
Nous aborderons ensuite les difficultés rencontrées dans le cadre de notre recherche de doctorat pour mener l’enquête de terrain et récupérer les questionnaires et interviews auprès des femmes taiwanaises ainsi que les problèmes méthodologiques que cela pose. En dernier lieu, nous essaierons de comprendre comment les femmes taiwanaises se positionnent dans ces relations de genre en mutation en étudiant les changements dans l’espace « famille-travail » mis à jour par les résultats de notre recherche.

Enregistrement audio

 

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