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Éléments pour une histoire alternative du mandarin comme langue légitime: noter, écrire, transcrire, tracer, saisir

 02/26/2024

Éléments pour une histoire alternative du mandarin comme langue légitime : noter, écrire, transcrire, tracer, saisir

Yoann Goudin (LIDILEM, GSRL, Université Nationale de Kaohsiung)

21 février 2023, 15:00
Salle de conférence 2B
RCHSS, Academia Sinica
Entrée libre

Le mandarin moderne offre aux sciences du langage et au-delà aux sciences sociales un cas d’étude remarquable à plus d’un titre. Tout d’abord parce que si elle serait de nos jours la langue la plus parlée au monde, elle ne comptait cependant guère de locuteurs il y a encore un siècle. Ensuite parce que cette langue n’en est pas moins devenue officielle dans trois états – chronologiquement la république de Chine, la république Populaire de Chine puis la république de Singapour – en étant imposée à des centaines de millions d’individus et jusqu’à émerger comme une langue internationale incontournable du XXIè siècle. Enfin, parce qu’en tant que langue légitime, elle a rompu avec le chinois classique et pris le relais de cette matrice de l’idéologie impériale, pratique culturelle indépassable pour accéder au pouvoir, offrant ainsi une profondeur historique qui rend le cas du mandarin encore plus unique.

Dans le cadre de ce séminaire, il s’agira d’envisager ce cas au prisme d’un terme malcommode – et assumé à ce stade – d’« alphabétisation » depuis trois terrains : Taïwan, la Chine mais également le mandarin langue étrangère, et à travers eux les enjeux politiques, sociaux, culturels, didactiques et pédagogiques qui y sont observables d’après différents acteurs : intellectuels, linguistes, historiens, pédagogues…

Yoann Goudin, didacticien et anthropologue, docteur en sciences du langage à l’INALCO rattaché au LIDILEM de l’université Grenoble Alpes et au GSRL (CNRS-EPHE), actuellement hébergé au Research Center for Asia-Pacific Languages and Cultures de l’université Nationale de Kaohsiung.

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